Depuis fin 2018, un bâtiment du Diocèse de Marseille est « occupé » afin d’accueillir plus de 250 migrants du monde entier : familles, femmes seules et mineurs isolés. À leurs côtés, des citoyens bénévoles de tous horizons ont été rejoints par des associations reconnues d’utilité publique. Quand on part de rien, comment organiser les premières urgences, sanitaires et alimentaires ? Comment se fabrique-t-il au quotidien une chaîne de solidarité, agrégeant bonnes volontés et réelles compétences ? Au fil des mois, de quelle façon les errements des premiers temps font-ils place à une organisation susceptible de construire demain, brique par brique, un nouvel avenir pour ceux débarqués sans aucun repère ? C’est à tous ces défis que tente de répondre ce singulier « collectif », inventant par l’expérience du terrain des pratiques solidaires.

 

Pour en savoir plus

Quelques données en plus: 

250 personnes accueillies, c’est 500 repas fournis quotidiennement.
Une trentaine d’enfants de moins de dix ans – dont neuf nés depuis décembre – sont hébergés ici.
Vendredi 13, Médecins du monde, Emmaüs, Réseau éducation sans frontières… de nombreuses associations sont venues renforcer l’action initiée par des citoyens bénévoles de tous horizons.