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Les trois jeunes entrepreneurs bretons à l’origine du projet Europe Tomorrow : Malo Richard, Florian Guillaume et Boris Marcel.

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Trois jeunes entrepreneurs français, convaincus que l’avènement d’une société plus durable nécessite de l’innovation sociale et écologique, sont partis à la recherche des projets porteurs d’espoir, afin de les partager. 

Europe Tomorrow est une plateforme qui a été lancée fin 2015. Disponible en plusieurs langues, dont le français et l’anglais, ce site recense des initiatives et des projets solidaires parmi les plus ambitieux du continent. De Lisbonne à Copenhague en passant par Londres ou Carcassonne, l’Europe qui se bouge a trouvé un toit.

Le road-trip solidaire d’Europe Tomorrow

À l’origine, trois jeunes entrepreneurs sociaux bretons, Malo Richard, Florian Guillaume et Boris Marcel, ont le désir de présenter une « autre Europe » : celle du progrès, de la solidarité et de l’écologie concrète. Pour ce faire, ils vont partir en voyage sur les routes européennes à la recherche d’idées nouvelles, de solutions innovantes à la crise actuelle. Avec l’aide financière d’institutions européennes (Commission européenne, Parlement européen), d’une dizaine d’entreprises telles que L’Oréal, Dassault Systèmes, Hyatt et Orange, les entrepreneurs ont repéré 200 initiatives fortes dans vingt pays du continent, réparties en trois catégories selon leur origine : projets portés par la société civile ; par les entreprises ; par les institutions publiques. Mais ils comptent faire bientôt passer ce chiffre à 300…

Au final, on obtient une version Web du film « Demain », en plus exhaustif bien sûr. Les solutions trouvées partagent une même ambition : nous rassembler pour améliorer nos vies au quotidien. Cette liste s’organise en une douzaine de thématiques qui interrogent la fragilité de nos modèles sociaux et la nécessité de les renforcer ou de les réinventer : la santé, l’éducation, l’écologie, le circuit-court, la consommation durable, etc. « Notre objectif est de ré-enchanter notre “vieux continent” afin de lui donner une nouvelle jeunesse », expliquaient déjà les trois acteurs de Europe Tomorrow lors de leur campagne de crowdfunding.

Trois ans pour changer le monde

Le programme a été imaginé sur trois ans. La première année (2016) a été consacrée à l’identification des initiatives. La deuxième année (2017) devrait être celle de la mobilisation et de l’implication d’experts de chaque thématique abordée, afin de connaître leurs visions et permettre aux différents projets de changer d’échelle, donc d’avoir un plus gros impact. Enfin, ils souhaitent que la dernière et troisième année (2018) soit celle de l’application concrète de ces solutions avec l’aide des entreprises, des institutions publiques et bien évidemment des citoyens. Reste à savoir s’ils atteindront ces objectifs : au printemps 2017, si le compte Facebook de Europe Tomorrow reste très vivant, le site Web amiral n’a toujours pas mis en ligne l’expertise approfondie de tout ou partie des 200 projets déjà valorisés.

De villes post carbone au Royaume-Uni à la finance alternative en Islande en passant par des logements sociaux et participatifs en Allemagne, l’ambition de la plateforme est de réconcilier les citoyens européens avec l’idée d’une véritable union dans tous les sens du mot : « L’Europe a été initialement fondée pour protéger les citoyens et améliorer leurs modes de vie, nous nous apercevons que ceux-ci ne croient plus en ses institutions. Tout cela nous oblige donc aujourd’hui à réinventer nos modèles de pensées et d’actions ! Nous sommes persuadés que c’est le rôle de la jeunesse que de transformer cette crise en opportunité. »

Depuis les débuts de l’aventure fin 2015, l’idée a fait son chemin. Elle a même traversé l’Atlantique : des Brésiliens ont mis en ligne en 2016 Brasil Tomorrow, dont l’ambition s’affiche en page d’introduction : « Notre objectif est de cartographier, connecter et essaimer les innovations sociales les plus prometteuses du pays. »

Pour en savoir plus

Quelques données en plus: 

Plus de 200 initiatives fortes repérées dans vingt pays du continent, réparties en trois catégories selon leur origine : projets portés par la société civile ; par les entreprises ; par les institutions publiques.