Dossier / Empowerment

Saint-Just à Marseille : la solidarité dans l’urgence

Pendant presque six mois, entre fin 2018 et le printemps 2019, un bâtiment du Diocèse de Marseille a été « occupé » afin d’accueillir plus de 250 migrants du monde entier : familles, femmes seules et mineurs isolés. À leurs côtés, des citoyens bénévoles de tous horizons ont été rejoints par des associations reconnues d’utilité publique. Quand on part de rien, comment organiser les premières urgences, sanitaires et alimentaires ? Comment se fabrique-t-il au quotidien une chaîne de solidarité, agrégeant bonnes volontés et réelles compétences ? Au fil des mois, de quelle façon les errements des premiers temps font-ils place à une organisation susceptible de construire demain, brique par brique, un nouvel avenir pour ceux débarqués sans aucun repère ? C’est à tous ces défis qu'a tenté de répondre ce singulier « collectif », inventant sur le terrain des pratiques solidaires. Une expérience riche d'enseignements un an plus tard, alors que c'est dans le cadre d'une crise bien différente, sanitaire et globale, que nous devons trouver, même en confinement, de nouveaux réflexes de solidarité.

 

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Données en plus

Quelques données en plus: 

250 personnes accueillies, c’est 500 repas fournis quotidiennement.
Une trentaine d’enfants de moins de dix ans – dont neuf nés depuis décembre – sont hébergés ici.
Vendredi 13, Médecins du monde, Emmaüs, Réseau éducation sans frontières… de nombreuses associations sont venues renforcer l’action initiée par des citoyens bénévoles de tous horizons.