À Tarbes, la lente appropriation d’un quartier par ses habitants

Créé voici deux ans, le Comptoir des services a l’ambition de créer de l’emploi pour les habitants du quartier de Laubadère. À l’origine, cinq entités de l’Économie sociale et solidaire partagent l’idée que ses habitants doivent retrouver le droit à la parole pour participer au développement économique et social de leur lieu de vie. L’enjeu : un apprentissage de la citoyenneté collective, où chacun, en s’associant à la démarche, devient co-responsable de la structure et fait le relais de ses relations pour reprendre la main sur son destin. Un effort de longue haleine pour cette association qui se confronte aux murs de la réalité.

 

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À Laubadère, dans les quartiers Nord de Tarbes, la rénovation urbaine est effective et plutôt heureuse. Malgré une population globalement précaire et un fort taux de chômage, surtout chez les jeunes, il règne une bonne ambiance et de la solidarité entre les habitants. Mais les problèmes de fond persistent. Et parfois, les voitures brûlent.  Les  grandes tours ont été démolies pour rabaisser les constructions et retrouver un habitat plus humain, construit autour du stade, avec des échappatoires donnant vues sur les Pyrénées. « Sur le quartier, seul le médecin a déménagé », raconte Nora, co-représentante légale du Comptoir des Services. « Pas mal de commerces et de services persistent : écoles, crèche, boulangeries, épicerie, boucheries, kebab, pharmacies, bureau de tabac, laverie, CAF, infirmières, un dentiste et la communauté d’agglomération. »

 « Ici, on est un peu loin de tout à l’échelle de Tarbes, un effet d’isolement qui accentue les difficultés », explique Stéphane Rouault, architecte associé de Lemérou Architecture ayant participé au projet de rénovation urbaine. « La rangée de platanes de l’avenue Antoine de Saint Exupéry donne pourtant une qualité spatiale au site, un cadre vert. Mais la question de la relation au centre-ville n’a pas été traitée, le “nouveau-vivre” n’est pas là. Ces quartiers devraient devenir des parcs habités, malheureusement les ambitions des collectivités ne sont pas suffisantes pour requalifier ces endroits où les voitures prennent encore trop de place. Je pense que les associations doivent pouvoir transmettre les attentes des habitants du quartier pour changer la donne dans le futur. »

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Odile Despert, présidente de Femmes Initiatives Laubadère, structure qui a depuis vingt ans pour objectif de donner du travail aux habitantes du quartier à travers la restauration, a rencontré Bruno Langlet, coordinateur de la coopérative de financement IéS (Initiatives pour une économie Solidaire), dans le cadre d’un collectif d’économie sociale et solidaire regroupant une douzaine de structures à l’échelle de l’agglomération et du département « Tout ça tournait un peu en rond, avec des réunions sans objectifs très précis, on se cherchait un peu et ça ne débouchait sur rien, se rappelle Odile Despert, désormais retraitée. Puis est venue l’idée de faire un projet concret. Cinq entités parmi nous partageaient cette position : IéS (Initiative pour une économie Solidaire), Recup Action (Recyclerie et ressourcerie des Hautes Pyrénées), Bigorre Tiers Monde Développement (une micro ONG locale), la jeune chambre économique et FiL (Femmes initiative Laubadère). Rapidement une nouvelle structure a rejoint le collectif : WIMOOV, qui travaille sur la mobilité. »

L’idée développée : les habitants des quartiers ont des compétences pas forcément identifiées, des talents qui pourraient accrocher des emplois, et il y a des besoins à satisfaire. « Comme l’association FiL était déjà implantée ici depuis 20 ans, on a choisi le quartier Laubadère pour implanter le Comptoir des services. C’était en 2015, l’année de la réflexion, puis la concrétisation est apparue avec le financement de la ville en 2017 pour travailler ce projet avec des habitants. Jusqu’en janvier 2019, nous avons œuvré sous forme collective avec 14 habitants bénévoles volontaires et une salariée à mi-temps. Nous avons mené l’enquête avec l’appui de Recup’ Action, un de nos 5 partenaires qui a porté le projet pendant une année puis FIL l’a porté pendant un an de plus avant la création de l’association en janvier 2019 avec l’appui de la ville de Tarbes. »

 

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Egalement retraité et co-responsable légal de l’association, Bruno Langlet est le représentant du collège des partenaires fondateurs. « Au départ, nous voulions créer de l’emploi. Le temps d’amorçage pour l’équilibre économique est sans commune mesure avec le circuit classique, car notre mission ne se résume pas à mettre les gens au boulot. Il s’agit aussi d’amorcer un véritable changement culturel. Il faut du temps pour que ça se mette en route, notamment l’accès aux droits qui est la principale difficulté. Cela nous est arrivé d’être déçus et un peu désespérés que ça n’avance pas plus vite, mais l’échelle du temps n’est pas la même pour les habitants, c’est très dur pour eux. Travailler ensemble, dans le sens de tenir la route pendant une journée complète au travail, prendre des responsabilités, se prendre en charge… Tout est plus compliqué, tant ils ont été conditionnés par de l’assistanat sur lequel ils pouvaient se reposer, mais ne laissant que peu de place à l’initiative et à l’autonomie. D’ailleurs, même si certains habitants y sont associés,  c’est encore nous qui assumons une grande partie de la gestion administrative de l’association. C’est un plafond de verre à faire tomber, et pendant ce temps certains bailleurs de fonds publics nous font comprendre qu’ils aimeraient que ça aille plus vite… »

 

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« Le travail qu’on a fait ensemble au début a nécessité la création d’une association. Les habitants on fait sentir le besoin d’y jouer un rôle », insiste Bruno Langlet. L’idée est alors apparue de mettre en place une gouvernance partagée, avec la création de collèges, que chacun ait le même poids et le même pouvoir. Pas de président mais deux représentants légaux, un dédié au « collège habitants » et un autre aux structures accompagnatrices, qui travaillent ensemble pour piloter l’association. Des représentants nommés par une désignation sans candidats, une forme de démocratie positive où sont prises en compte les compétences, les disponibilités, l’adhésion au projet, l’acceptation du groupe et de la personne concernée. Pas de bulletin secret, le vote se déroule à main levée. « Ce n’est pas celui qui regroupe le plus de voix qui va être forcément élu, cela peut être quelqu’un qui ne se l’imaginait pas mais qui correspondrait au besoin. Cette méthode demande du temps. » Ainsi Nora Boundjaj et Bruno Langlet ont été élus à la tête de l’association, en complémentarité des collèges qui amènent leurs quotas d’élus et qui font fonctionner l’association.

 

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 « Les vrais experts de la précarité, ce sont les personnes qui vivent la précarité. Si on ne travaille pas avec, on n’arrive à rien, car on ne sait pas faire. On apporte éventuellement une aide méthodologique, mais résoudre les problèmes suppose un impact sur le terrain qui est impossible à atteindre sans eux », dit Bruno Langlet, initiateur du projet avec Odile Despert.

 

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Femme Initiative Laubadère (FiL) est une structure qui a pour objectif de donner du travail aux habitantes des quartiers nord de Tarbes à travers la restauration. Comme c’est le cas pour ses cuisinières. « Action numérique, mobilité, service à la personne, accessibilité financière sont des problèmes récurrents pour les habitants, puisqu’un service à un coût », explique Odile Despert. Cette structure a été pionnière dans le quartier, redonnant goût aux habitantes de s’y investir.

 

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Habitante du quartier et titulaire d’un CAP restauration, Séverine Boukhris est bénévole au sein de Comptoir des services. « J’ai commencé à travailler à FiL en 2015 puis je suis tombée enceinte. Maintenant je suis bénévole ici, pour faire du lien social, écouter les besoins des gens, mesurer leurs attentes. FiL m’a appris à m’ouvrir aux gens, à vaincre ma timidité. Depuis j’aime accueillir les nouveaux arrivants et les orienter. Je prends plaisir à me joindre aux animations de quartier. Aider les autres sans rien attendre en retour, j’ai ça dans le sang. À partir d’octobre je vais reprendre à Fil en tant que salariée polyvalente : course, livraisons, tout ce qu’il y a autour de la restauration ! »

 

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Inscrite à Pôle Emploi, Nora Boundjaj est coresponsable légale de Comptoir de services et représentante du collège des habitants. Auparavant agent d’entretien, Nora se destine à une activité d’accueil et de secrétariat. Elle n’est pas peu fière d’avoir concrétisé la signature d’une charte avec l’OPH 65 (Offices Publics de l’État) pour des missions régulières d’embellissement de leur domaine. « Avant, pour préparer une réunion, on faisait un petit résumé écrit. Aujourd’hui j’ai plus d’assurance : je n’ai plus de papier sur moi et je prends plus aisément la parole. Je n’ai plus l’appréhension de la manière dont je suis perçue… Je peux prendre un rendez-vous sans avoir peur, et si je ne comprends pas, je demande. Parler au nom de l’association, ça donne du pouvoir, un statut, mais il faut garder son identité. Certaines m’appellent la présidente mais je n’aime pas ça, car je ne suis pas au-dessus des autres. Et j’y tiens ! »

 

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Fondée comme une collégiale, l’association passe par des élections où sont présents habitants et partenaires. Avant la crise de la Covid-19, les réunions du groupe habitants se déroulaient tous les 15 jours et une fois dans l’année avec les partenaires lors d’une assemblée générale. En période de pandémie tout se voit bouleversé car les préférences des habitants sont pour le téléphone, beaucoup n’ayant pas d’ordinateurs. La visio-conférence n’est pas opérationnelle et la plupart n’ont pas le forfait qui offrirait le débit idéal pour entrevoir une adaptation au « télétravail mobile » Chacun fait donc le relais de ses relations à l’ancienne. « C’est compliqué à gérer. La covid met en exergue la réalité, les contraintes vécues par les gens, ajoute Bruno Langlet. La fracture numérique est bien réelle dans les quartiers. »

 

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« On a pu lancer quelques petites missions, plusieurs dizaines d’heures pour quatre ou cinq personnes. Quand il y a une difficulté, on la résout. Il va falloir faire des comptes rendus pour accompagner notre évolution. L’an passé, les habitants se sont réunis plus de trente fois pour échanger et débattre. Notre objectif, c’est de qualifier au sens large, proposer leurs compétences là où ils ne sont pas familiers, gérer des dossiers, des contacts avec des partenaires publics, etc… On est très accompagnés par la DIRECCTE (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi, ndlr), la Préfecture et  le GIP en charge de la politique de la ville qui va dans ce sens-là, un conseil citoyen a d’ailleurs été implanté dans le quartier, pour travailler sur des problématiques locales, mais avec moins d’autonomie pour les habitants qu’ici. », analyse Odile Despert avant d’insister : « Le plus important c’est d’associer l’ensemble des acteurs à une expérimentation. Si on rate un échelon, ça ne marche pas ! »

 

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Nathalie Milhas, anciennement chef de projet au Comptoir des services pendant 18 mois, avait pour rôle de fédérer les habitants, les porteurs de projets, les membres du conseil d’administration afin de faire ressortir les compétences et les activités pour pouvoir les mettre en œuvre. « Dans l’action, on jongle sans cesse. Les gens arrivaient, repartaient, Il fallait le temps de découverte et d’appropriation des habitants en tenant compte de leurs priorités, leurs urgences et leur fonctionnement personnel. On prévoit une réunion le jeudi et le jeudi il n’y a personne… Alors on recommence et on explique, et on passe énormément de temps à expliquer aux personnes le pourquoi du comment ! » Nathalie est désormais responsable de l’antenne des Hautes Pyrénées des Petits Débrouillards, qui héberge un tiers lieu a vocation de médiation numérique chapeauté par la Région. Une ressource supplémentaire pour le Comptoir des Services situé à quelques dizaines de mètres.

 

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Sounna Larbi, élève en classe de première au lycée, s’est portée bénévole depuis peu, suivant l’exemple de sa mère volontaire. « J’habite ici et je connais à peu près tous les enfants, j’aide pour la période des vacances d’été. C’est ma première mission. Et en plus si ça va bien, j’ai pour projet de devenir professeur des écoles. Donc pour moi, c’est un peu la conduite accompagnée ! » Lors du confinement, nombre d’enfants n’ont pas pu suivre les cours donnés en virtuel.  Pour pallier ce manque, le Comptoir a organisé des ateliers de soutien scolaire pendant les vacances.

 

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Ancienne institutrice et directrice d’école, Marie-Hélène Santisteva vit à mi-chemin entre le centre-ville de Tarbes et Laubadère. « Bénévole au secours Catholique je m’occupais du microcrédit et de la boutique. En réunion d’équipe, j’ai entendu parler de l’association et j’ai senti que je pouvais être utile pour les enfants qui ont besoin d’aide après les retards accumulés pendant le confinement. On a donc organisé des cours de soutien deux fois par semaine, en séances d’une ou deux heures. »

 

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 « Les habitants priorisent leur organisation personnelle, qui passent d’une façon logique avant les besoins de l’association. Nous espérons bientôt franchir un nouveau pas, avec plus d’autonomie de leur part et une attitude plus professionnelle », dit Odile Despert.

 

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Naima Kadri, bénévole, est sans emploi. Mariée à un Français, elle a suivi la formation civique et est en attente de sa carte de séjour. « La première des choses que j’ai envie de faire, c’est de travailler dans le social, comme je le faisais au Maroc pour les plus précaires. C’est la troisième fois que je viens à l’association et la première où j’assiste à une réunion. Je prends ça comme une chance pour m’intégrer. »

 

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« C’est grâce à l’association que je suis sortie de la maison », se souvient Marie-Pierre Miroulet, bénévole depuis le tout début. Elle est désormais co-trésorière. « J’ai arrêté l’ordinateur, commencé à me lever plus régulièrement le matin. Puis j’ai  suivi une formation de commis de cuisine et ça a débouché sur un emploi en maison de retraite. Au bout d’un mois, je n’en pouvais plus. Depuis octobre je ne fais que du bénévolat ici. Mon truc préféré, c’est conduire : dès qu’on en a besoin, j’amène des personnes faire les courses, à l’hôpital pour un rendez-vous. C’est ce que j’ai envie de faire à l’association. Pour l’instant je le fais avec ma voiture et bénévolement, j’espère pouvoir le faire bientôt en étant rémunérée. »

 

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Depuis le mois d’août, et par l’intermédiaire du Comptoir de services, l’OPH 65 a mandaté Marie-Pierre et Myriam pour le nettoyage du muret qui longe les habitations de l’avenue Antoine de Saint Exupéry. Un vrai travail et une belle mise en lumière de l’association auprès des habitants du quartier qui ont tous collaboré volontiers, en mettant à disposition leur arrivée d’eau et d’électricité pour alimenter le nettoyeur haute-pression.

 

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Zahira Lahoille, bénévole multitâche, vit désormais à Oursbelille, une commune située à une dizaine de kilomètres,  mais revient souvent dans ce quartier de Laubadère où habitait son grand-père. « Je fais un peu de tout, j’aide les gens à chercher un emploi en faisant la relation avec les entreprises et les partenaires. Parfois je les amène aux rendez-vous en voiture car nombreux n’ont ni permis ni moyen de locomotion. Je suis aussi présente au conseil citoyen de quartier. Maintenant, je vis un peu plus loin, mais Laubadère me manque ! »

 

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Un pôle ESS Bigorre qui regroupe 25 structures de l’économie sociale et solidaire a été créé en 2018. Le Comptoir de services en fait partie. Une charte a été mise en place au sein du pôle pour établir les relais, connecter et concrétiser les partenariats, avec des valeurs et des objectifs communs : solidarité, mutualisation des moyens, privilégier l’humain au-delà de l’aspect économique, favoriser le devoir de citoyenneté, participer au développement durable et créer de l’emploi local. « Une fois la charte signée plus besoin d’y revenir, on peut y aller. On peut compter les uns sur les autres tout en étant attentifs aux mécanismes de fonctionnement, explique Bruno Langlet. Cela a permis de créer une vraie dynamique, avec peu de moyens mais beaucoup de bénévolat. Par exemple, une association intermédiaire dans le domaine de l’insertion, Entraide Services, rédige et adapte nos contrats de travail. Quand une activité se monte sur le quartier, souvent ponctuelle et de petite durée, débouchant sur des fragments de contrats très difficiles à gérer, ils sont là pour nous aider à les mettre en œuvre. »

 

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« Quand on a recruté notre premier salarié, on avait des perspectives de recettes qui étaient relativement faibles, on ne pouvait pas prendre un plein temps, ni quelqu’un de très qualifié. Il s’agissait d’un SMIC qui avait pour mission prioritaire de rechercher des entreprises qui voudraient bien nous confier des missions », se souvient Bruno Langlet. Depuis l’association a eu des compléments de ressources significatifs. Cela a permis de recruter une personne à temps plein le 14 septembre et le Comptoir des services compte désormais 15 bénévoles. « Le GIP (Groupement d’Intérêt Public) Politique de la ville Tarbes-Lourdes Pyrénées est notre investisseur le plus régulier, ainsi que la DIRECCTE Occitanie, le service d’État du travail et la préfecture. L’OPH 65 nous met à disposition le local et nous propose des missions sur les espaces intérieurs et extérieurs de son domaine. Enedis nous a aussi apporté son soutien en nous dotant de mobiliers de bureau. »

 

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La perspective de désenclaver le quartier de Laubadère s’éclaircit avec la création d’un pôle mobilité et d’un garage solidaire qui s’invitera dans une ancienne entreprise d’électricité, au cœur du quartier, grâce à l’implication de partenaires de la mobilité : Mob 65 (une association qui gère une auto-école sociale, loue, vend et répare les deux roues à bas prix), Wimoov (une association qui défend, facilite la mobilité avec les institutions et propose un micro-crédit mobilité) et le Secours Catholique Caritas France, à l’initiative de la démarche. « Engendrer des partenariats, c’est multiplier notre exposition au public, c’est cela qui nous permettra d’être soutenu dans la durée », espère Bruno Langlet.

La clef de la réussite est désormais dans les mains des habitants de Laubadère. À l’heure où la Covid s’ajoute à la force d’inertie et aux difficultés rencontrées par chacun dans sa vie quotidienne, les perspectives du Comptoir des Services demeurent celles dessinées par le groupe : la volonté collective permettra d’asseoir cette initiative, à la fois fragile et pleine d’espoir.

En savoir plus

Données en plus

Comptoir des services :
2017, année de création
1 salarié
15 bénévoles

En 2013, source INSEE, le quartier prioritaire Tarbes Nord, principalement situé dans le quartier Laubadère, compte :
49.8% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté
37% bénéficiaire de la CMU-C
25% allocataires CAF percevant le RSA – socle
45% allocataires CAF dont le revenu dépend à plus de 50% des prestations sociales
26% allocataires CAF dont le revenu est composé à 100% de prestations sociales
43% ménages d’une personne